Clichés en série, ni mono, ni burki, mais franchement rassis... Quand le rejet s'exprime avec décontraction, quand l'ostracisme devient légitime... Dis ? T'es vraiment mort pour racheter nos pêchés ? Parce que y'en as pas mal, tu sais ?...
- En quoi croyez-vous ? - En la patience des hommes. C'est fou ce que les hommes sont patients. Pour un petit rêve, ils supportent n'importe quoi. Même le travail.
Le surfeur poète risque fort la nausée en patrouillant sur la Toile inter-pas-nette... De blogs roses en sites kaki sur violette, de musiques karaokés en rimes approximatives, tout l'amateurisme du monde déferle sur lui comme un raz d'égout. Pas question de donner la clef vers ces antichambres de l'enfer et de la superficialité : la vie est trop courte pour se moquer d'âmes en gestation, faciles mais honnêtes. Avant de boire Le Tasse, pour qui souhaite son retour en Internet, voici quelques liens possibles qui rendent vie à la poésie :
Difficile de ne pas être fasciné par l’œuvre de Georges Franju : ce poète de l'horreur savait très bien faire partager ses propres fascinations. Et difficile de ne pas être fasciné par les réactions de rejet ou de dégoût que son documentaire inspire parfois. Je tiens pour probable que pas mal de ses contemporains n'auraient pu manger de viande s'ils avaient dû fournir le travail nécessaire pour l'obtenir. Je tiens pour certain que beaucoup de nos contemporains cesseraient tout net de manger de la viande - industrielle - s'ils devaient eux-mêmes, pas à pas, jour par jour, infliger la pseudo existence que vivent les bêtes de l'élevage industriel. Et c'est Personne qui vous le dit, adorateur sincère du steak tartare ou du méchouis...
Si vous voulez voir des artisans honnêtes et compétents au boulot, voyez ce film ! Si vous voulez voir des images d'horreur de l'industrie bouchère, vous vous trompez d'adresse. Et Personne n'est ni militant pour les bouffeurs d'herbe, ni guerroyant contre les équarrisseurs modernes... C'est moa qui vous le dit, misanthrope haineux et contempteur de notre enfer d'hui.
J'avais osé quand tu étais encore de ce monde. Mais l'audace est morte avec toi, poète ! Pour célébrer le talent avec lequel tu nous parlais, je redis mon adieu :
De temps en temps, la routine affreuse de mes vies est secouée par une rencontre qui pourrait presque me faire croire au bonheur ! Alors je me dois de partager de tels éblouissements personnels. Je me rappelle ce jour déjà lointain où je te conviais, chère internaute, surfeur adoré, à découvrir la si prometteuse Andrea Motis (clic !). Aujourd'hui, je t'invite à aimer cette chanteuse de jazz qui mieux que personne sait ne pas être n'importe qui :
En forme d’autoportrait :
Dans une reprise d'une très belle bossa de Tom Jobim :
Dans une reprise du morceau pas franchement facile de Thelonious Monk, Well You Needn't :
Dans une reprise très fraîche de Michael Jackson :
A ton tour, vaillante surfeuse, aventurier du Net, de découvrir l'adorable Cyrille. Bon vent !
Les flots ne sont pas moins déchirés qu'un impossible amour. La fuite à travers les lointains n'a jamais libéré le moindre cœur. Mais il n'y avait pas que la douleur entre Paul Celan et Ingeborg Bachmann, cela se lit dans les quelques mots volés au delà des nues par mrPessoa.