Pierre Bourdieu disait que tout monstre qui n'a pas une part d'humanité laborieuse n'est pas vraiment un monstre. On a retrouvé une malle cachée dans le grenier du sociologue où des centaines de manuscrits témoignent du travail acharné qui aurait dû démontrer cette hypothèse. Pour les plus curieux d'entre vous, la correspondance Alexander Grothendieck- Pierre Bourdieu (surtout les années 80) est très instructive ! (et le niveau de mathématiques plutôt accessible)
Notre époque accorde le quart d'heure de gloire à chacun d'entre nous. Une gloire à la va-vite, aussi insignifiante que notre propre vie. Pour cela, il suffit de se connecter sur Internet, et de se donner en spectacle, et d'attendre... Mais dans le carnaval infini de nos futilités, quelques presque artistes sortent leur épingle du Je. Mesdames et Messieurs, je vous présente Lucas Levitan :
Clichés en série, ni mono, ni burki, mais franchement rassis... Quand le rejet s'exprime avec décontraction, quand l'ostracisme devient légitime... Dis ? T'es vraiment mort pour racheter nos pêchés ? Parce que y'en as pas mal, tu sais ?...
- En quoi croyez-vous ? - En la patience des hommes. C'est fou ce que les hommes sont patients. Pour un petit rêve, ils supportent n'importe quoi. Même le travail.
Le surfeur poète risque fort la nausée en patrouillant sur la Toile inter-pas-nette... De blogs roses en sites kaki sur violette, de musiques karaokés en rimes approximatives, tout l'amateurisme du monde déferle sur lui comme un raz d'égout. Pas question de donner la clef vers ces antichambres de l'enfer et de la superficialité : la vie est trop courte pour se moquer d'âmes en gestation, faciles mais honnêtes. Avant de boire Le Tasse, pour qui souhaite son retour en Internet, voici quelques liens possibles qui rendent vie à la poésie :